Qu’est ce que l’insécurité professionnelle ?

L’insécurité professionnelle est un obstacle à l’univers de l’entreprise, étant responsable des limitations également dans la croissance personnelle. Il est courant que les gens aient peur d’exposer leurs positions, leurs idées, leurs doutes et leurs questions lorsqu’ils font partie d’une équipe et cela tend à s’aggraver s’il s’agit d’une nouvelle équipe ou lorsqu’il y a une grande pression pour des résultats plus expressifs. C’est un processus naturel et dans certaines situations, il est même prévu, car les situations qui génèrent l’insécurité sont souvent inconnues, ce qui provoque au départ un malaise qui peut ou non s’aggraver. Dans certaines situations, il est nécessaire de demander l’aide d’un psychologue, qui aidera à soulever les questions qui génèrent l’insécurité et à chercher des moyens de la surmonter, grâce à une psychothérapie. Il existe essentiellement deux types d’insécurité. La première est momentanée et touche les personnes en situation de changement de scénario ou de nouveaux défis. C’est le cas, par exemple, lorsque vous obtenez un nouvel emploi ou une promotion, ce qui exige de nouvelles responsabilités. La seconde est plus sérieuse et continue, ayant comme caractéristique le manque de confiance en ses propres capacités, même avec une formation, des titres et une expérience du marché adéquats.

Insécurité professionnelle et confiance en soi

Personne n’est toujours sûr de soi ou ne se sent à 100 % sûr. Il est naturel de ressentir de la peur ou de l’insécurité, cependant le professionnel aura des problèmes si cela le paralyse, et le fait fuir de nouveaux défis et perdre des opportunités. De plus, lorsque l’insécurité est quelque chose d’incontrôlable, la personne a tendance à ne pas se sentir satisfaite dans la vie professionnelle et cela se répercute sur sa vie quotidienne en dehors de l’environnement de l’entreprise. De nombreux individus recherchent une zone de confort et une sécurité de l’emploi qui deviennent illusoires et idéalisées. Les personnes ayant une faible estime de soi sont en insécurité dans de nombreuses situations, indépendamment de ce qu’elles vivent au travail. Cela peut venir de l’enfance, lorsqu’il n’y avait pas d’encouragement ou de renforcement positif dans les activités qui se développaient dans la vie quotidienne. Lorsqu’il y a un traumatisme, il est possible qu’il génère une insécurité qui se prolonge dans la vie adulte.

Comment contrôler l’insécurité ?

La première étape est de s’attaquer aux faiblesses et de prendre conscience que nous devons nous améliorer. L’idéal est de faire un sondage sur votre carrière et une analyse personnelle constante des activités que vous exercez le mieux. Une astuce consiste à élaborer un autre programme d’études et à y inclure vos compétences, vos aptitudes et votre développement personnel. Les difficultés à identifier ces capacités indiquent une faible estime de soi, surtout lorsqu’on souligne le côté négatif et qu’on compare avec d’autres collègues de travail et amis. Le marché du travail sera toujours compétitif et il est essentiel de se concentrer sur les activités les plus faciles et les plus intéressantes. Il est également important de poursuivre son développement professionnel et personnel grâce à des cours de spécialisation qui vous aident à croire en vous-même.

Aide professionnelle

Un psychologue peut aider dans de nombreuses situations et il n’est pas nécessaire d’avoir peur ou honte de chercher une telle aide. Comme mentionné précédemment, il est important de reconnaître la difficulté, surtout lorsque vous pensez que l’insécurité est un facteur limitant et difficile à résoudre. Le psychologue est en mesure de mener une auto-analyse pour découvrir les domaines d’intérêt et aider à établir un plan professionnel pour agir de manière plus ferme et plus sûre.

Insécurité du travail, changements organisationnels et participation des salariés : quel impact sur le risque dépressif ?

L’insécurité socio-économique au travail est l’un des principaux facteurs psychosociaux de risque pour la santé mentale. Il est établi que la crainte de perdre son emploi ou de connaître une dégradation de ses conditions de travail est associée à une santé mentale dégradée, mais peu d’études permettent de tester le sens de la causalité. Cet article se propose dans un premier temps d’examiner l’endogénéité éventuelle de l’insécurité d’emploi par rapport au risque dépressif. Des modèles d’équations simultanées, où la causalité inverse est contrôlée par des variables instrumentales, permettent de conclure que la prise en compte de l’endogénéité ne réduit pas l’impact estimé de l’insécurité sur le risque de dépression. Dans un second temps, puisque les changements organisationnels apparaissent associés à une forte insécurité et à une santé mentale dégradée, on s’interroge sur le potentiel effet modérateur de la participation aux décisions ici mesurée par le sentiment du salarié d’avoir eu une influence sur la mise en œuvre des changements. Cet effet apparaît très net dans une modélisation simple, mais la participation est elle aussi potentiellement endogène relativement au risque dépressif. La prise en compte de l’endogénéité par des modèles à variable instrumentale accroît l’impact estimé de la participation : celle-ci est en effet plus souvent accordée aux salariés à la santé mentale déjà fragilisée. Octroyer aux salariés un pouvoir d’agir sur les changements organisationnels est une politique efficace de prévention du risque dépressif.

Comment l’insécurité professionnelle affecte-t-elle notre santé ?

Au cours de ces dernières années, beaucoup de pays ont souffert d’une récession économique, fruit des hauts et des bas du système. L’un des résultats les plus fréquents est l’insécurité au travail. La diminution des travaux fixes et l’augmentation des contrats à mi-temps affecte la population active, en particulier les plus jeunes et les plus âgés. Les uns se voient discriminés par leur manque d’expérience, tandis que les autres souffrent de ce problème à cause de leur âge. Cette situation produit une instabilité dans la vie d’un grand nombre de personnes. Très souvent, elle les empêche de suivre la carrière qu’elles voudraient ou les mène à repousser leurs plans : avoir des enfants, acheter une maison, voyager. Dans la majorité des cas, la frustration produite par l’insécurité au travail affecte la santé, aussi bien physique que psychologique.

Qu’est-ce qui provoque l’insécurité professionnelle ?

L’insécurité au travail peut être provoquée par différents facteurs. Les salaires bas, par exemple, empêchent les personnes de satisfaire leurs besoins de base. Cela donne souvent lieu à des situations de stress à chaque fois qu’il faut faire face à une dépense d’argent. La relation entre le travail et les intérêts du travailleur est aussi un facteur important. Ceux qui ne travaillent pas dans le domaine qu’ils ont étudié ou pour lequel ils ont été formés considèrent leur travail comme peu satisfaisant. Les contrats de faible qualité déterminé, à mi-temps ou même de quelques heures renforcent grandement l’anxiété de l’individu. L’anxiété est le résultat d’une surexposition au stress ou bien d’un trop grand nombre d’attentes négatives par rapport au futur. Elle se manifeste quand les niveaux de cortisol augmentent significativement dans le sang et d’une façon prolongée. Cette situation peut déboucher sur le développement de maladies, une faible qualité du sommeil ou d’autres types de troubles. Par ailleurs, le stress peut résulter de mauvaises conditions de sécurité dans l’environnement professionnel. Les travaux liés à la construction présentent encore un fort taux de mortalité, ce qui crée du stress chez les employés. Ceux-ci se sentent souvent exposés à des dangers qui oscillent entre la charge des machines ou les objets lourds et l’exposition à des agents chimiques ou très chauds. Nous pouvons aussi retrouver un danger dans la structure des constructions, là où il n’y a pas de harnais de sécurité. Ou encore dans les mines, où les travailleurs s’exposent à des gaz toxiques ou à un manque d’oxygène

La solution à l’insécurité

Il est évident que le financement correct des projets qui impliquent un certain degré de danger est nécessaire. Cette injection économique se traduit par de meilleures machines, des combinaisons appropriées aux conditions de travail ou des syndicats mieux financés pour apporter des bénéfices aux travailleurs. Dans la majorité des cas, surtout quand lorsqu’on travaille pour quelqu’un d’autre, le travailleur peut à peine influer sur ces décisions économiques. Cela peut lui faire ressentir une plus grande insatisfaction. Les affiliations à des groupes syndicaux liés au travail réalisé peuvent donc être bénéfiques.